Comprendre avant d'attaquer : un défi pédagogique
Former des étudiants au pentest n'est pas une mince affaire.
Entre la technicité des outils, l'éthique indispensable à toute démarche d'intrusion et la diversité des profils en école, l'équilibre est fragile.
Beaucoup d'enseignants constatent que leurs étudiants aiment "casser"… mais peinent à comprendre pourquoi et comment le faire dans un cadre professionnel.
C'est précisément ce que Julien, consultant en cybersécurité et teacher chez Cyber Teachers, a vécu lorsqu'il a commencé à enseigner le pentest dans une école d'ingénieurs.
"Les étudiants arrivaient avec l'image du hacker de film. Mon rôle, c'était de leur faire comprendre que le vrai pentest, c'est de la rigueur, de la méthode et surtout de la responsabilité."
Le constat : entre fascination et complexité technique
Les cours de pentest attirent souvent les étudiants passionnés.
Mais la réalité pédagogique est plus complexe : trop de théorie, pas assez de pratique, ou à l'inverse, des labs mal encadrés qui perdent les étudiants débutants.
Un sondage réalisé par Cyber Teachers en 2024 auprès d'écoles partenaires montre que :
- 68 % des étudiants en cybersécurité jugent les cours de pentest "trop abstraits" ;
- 72 % estiment ne pas avoir "assez pratiqué sur des cas concrets".
Ces chiffres traduisent une difficulté majeure : comment enseigner l'attaque sans perdre de vue la pédagogie ?
Les clés pédagogiques d'un bon cours de pentest
Julien partage une conviction forte : "Un bon pentest commence par un bon scénario."
Ses cours s'articulent autour de trois piliers pédagogiques :
1. La contextualisation
Chaque exercice est ancré dans un cas réel : une entreprise fictive, un site vulnérable, un SI à auditer.
Les étudiants doivent comprendre le besoin du client, rédiger une lettre de mission, puis planifier leur méthodologie.
2. L'apprentissage par l'erreur
Les erreurs ne sont pas sanctionnées, mais débriefées.
Chaque fail est une opportunité de compréhension : "Pourquoi le scan n'a-t-il rien trouvé ? Qu'ai-je oublié dans ma reconnaissance ?"
Ce questionnement développe la pensée critique, essentielle en cybersécurité.
3. L'éthique avant tout
Avant d'exécuter un script ou un exploit, Julien insiste sur le cadre légal et la responsabilité du pentester.
Les étudiants apprennent que la confiance d'un client se gagne autant par la posture que par la compétence.
L'approche Cyber Teachers : transmettre l'expérience du terrain
Chez Cyber Teachers, nos enseignants ne sont pas seulement des formateurs : ce sont des professionnels actifs.
Ils ont audité, testé, sécurisé des systèmes réels — et savent transformer cette expérience en apprentissage vivant.
Dans le cas de Julien, cette approche se traduit par :
- des labs progressifs inspirés de missions réelles (tests web, Wi-Fi, Active Directory) ;
- une évaluation continue basée sur la démarche, pas uniquement le résultat ;
- des retours d'expérience concrets : "voici comment, en mission, ce type de fail a coûté une semaine d'audit".
Les étudiants en sortent plus autonomes, plus rigoureux, et surtout plus conscients de l'impact de leur futur métier.
Enseigner le pentest, c'est transmettre une culture
En fin de semestre, Julien remarque un changement tangible :
"Au début, ils cherchaient la faille. À la fin, ils cherchaient à comprendre le système."
C'est là tout l'enjeu de l'enseignement du pentest : former des professionnels curieux, responsables et capables de raisonner.
Pas seulement des exécutants d'outils.
Et c'est précisément cette vision que Cyber Teachers porte dans chaque partenariat avec les écoles : faire de la cybersécurité un savoir vivant, ancré dans la réalité du terrain et la pédagogie active.
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